Le 2 Octobre, la Liturgie de l'Église nous invite à faire mémoire de nos Saints Anges Gardiens. C'est une Vérité de Foi que les Anges, tout bienheureux qu'ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes. Les paroles de Notre-Seigneur, l'enseignement des Docteurs et des Saints, l'autorité de l'Église, ne nous permettent pas d'en douter. Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer (cf : 1 Pierre 5, 8), il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons. Les Anges nous préservent d'une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché, ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges. « Ah ! mes frères, si nous avions la pensée, lorsque nous venons à l’église, que nos anges marchent devant nous, avec quel respect n’y viendrions-nous pas !... Avec quelle modestie nous assisterions à la Sainte Messe en pensant que nous sommes à côté d’un ange gardien prosterné devant le Dieu de toute grandeur ! » (St Curé d'Ars)
Quelle récompense est digne de tant de bienfaits, et comment ne pas aimer les bons Anges ? Nous les aimerons et nous reconnaîtrons dignement leurs services si nous contribuons, selon notre pouvoir, à l'accroissement du culte de ces célestes protecteurs, si nous nous efforçons surtout à leur rendre amour pour amour. Oh ! respectons toujours leurs chastes regards ; ne les forçons point à rougir de notre conduite ou à fuir loin de notre âme, couverte de la lèpre du péché. Comme la mauvaise odeur chasse les colombes, et la fumée les abeilles, ainsi le péché fait fuir les bons Anges. Ayons une confiance sans bornes en leur protection, car ils sont puissants, prudents et fidèles. Invoquons-les souvent et suivons leurs saintes inspirations. Ne passons jamais un jour sans réciter pieusement cette petite prière à notre bon Ange : « Ange de Dieu qui êtes mon gardien et à qui j'ai été confié par la Bonté divine, éclairez-moi, défendez-moi, conduisez-moi et dirigez-moi ». Le souverain Pontife Pie VI (bref du 2 octobre 1795) a accordé à tous les fidèles : I° une indulgence de 100 jours, chaque fois que, de cœur au moins contrit et avec dévotion, ils réciteront cette prière ; 2° une indulgence plénière, en la fête des saints Anges gardiens, à ceux qui l'auront récitée, matin et soir, toute l'année, pourvu que, confessés et communiés, ils visitent en ce jour une église ou un oratoire public et y prient pour le Souverain Pontife ; 3° enfin, une indulgence plénière à l'article de la mort (bref du 11 juin 1796). Ayons donc à cœur de propager le culte des saints Anges gardiens, et honorons-les par notre piété. Quand la mort, déployant sur nous ses ailes funèbres, après une lutte cruelle, aura imprimé le cachet de sa victoire sur notre corps, notre bon Ange gardien lui-même prendra notre âme et la portera dans les cieux, où nous jouirons à jamais, avec lui, avec tous les Anges et les saints, de l'éternelle félicité.
P. Angély - Extrait de la revue "L'Ange Gardien" n°6 - Octobre 1899
• TEXTES LITURGIQUES (SS. ANGELORUM CUSTODUM)
Exode 23, 20-23 : J’enverrais mon ange pour qu’il marche devant toi
Psaume 91, 1 : Sous les ailes divines
Matthieu 18, 1-10 : Leurs anges voient la face de mon Père
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